Lexique de la partie A du thème 3.

Chapitre 1 : La réaction inflammatoire, une manifestation de l’immunité innée.

Anti-inflammatoire : molécule qui permet d’empêcher ou de diminuer la réaction inflammatoire.

 

Cellule dendritique : cellule du système immunitaire qui réside dans les tissus et présente de nombreux prolongements cytoplasmiques (des dendrites), d’où son nom. Après avoir phagocyté un élément étranger, elle gagne les ganglions lymphatiques et présente des Ag aux LT : elle est devenue une cellule présentatrice d’Ag.

 

Cellule présentatrice d’antigène : cellule de l’immunité innée capable de reconnaître et capter efficacement les agents pathogènes. Après phagocytose, elle « expose » un peptide de l’Ag sur son CMH membranaire. Elle participe ainsi à la mise en place de la réaction immunitaire adaptative en recrutant les LT compétents.

 

Chimiokine : les chimiokines sont une famille de petites protéines solubles dont la fonction principale est l’attraction (chimiotactisme) et le contrôle de l’état d’activation des cellules du système immunitaire.

 

Complexe immun : complexe formé par la fixation d’Ac sur les Ag contre lesquels ils sont dirigés.

 

CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité) : protéines membranaires qui sont des marqueurs de l’identité de nos propres cellules. Elles sont codées par un ensemble de gènes situés sur le chromosome 6 et appelés gènes HLA (Human Leucocyte Antigenesis).

 

Cytokine : médiateur chimique produit par des cellules immunitaires, qui va activer d’autres cellules immunitaires ou déclencher la phagocytose. Il intervient souvent dans l’amplification de la réponse.

 

Granulocyte : leucocyte reconnaissable à son gros noyau multilobé et à la présence dans le cytoplasme de nombreuses granulations. Les granulocytes peuvent quitter les vaisseaux sanguins pour phagocyter des bactéries présentes dans les tissus.

 

Histamine : molécule de signalisation du système immunitaire libérée notamment par les mastocytes (elle a entre autre un effet vasodilatateur).

 

Immunité adaptative : immunité qui fait appel à la reconnaissance précise de l’Ag. Cette immunité s’acquière tout au long de la vie et s’adapte à l’environnement microbien de l’organisme.

 

Immunité innée : ensemble de réactions présentes dès la naissance et ne nécessitant pas d’apprentissage préalable qui se déclenche très rapidement face à des situations de danger diverses.

 

Macrophage : cellule du système immunitaire provenant de la transformation d’un monocyte dans les tissus. Une des principales fonctions des macrophages est la phagocytose.

 

Mastocyte : leucocyte présent dans le derme, contenant de grosses vésicules dont le contenu (histamine) est libéré suite à son activation.

 

Phagocytose : processus d’ingestion de particules ou de microorganismes réalisé par certaines cellules immunitaires (macrophages et granulocytes notamment), qui sont qualifiées de phagocytes.

 

Prostaglandine : médiateur chimique fabriqué par de nombreux tissus lors de l’inflammation ; il stimule des récepteurs sensoriels spécifiques, les nocicepteurs, à l’origine de la sensation douloureuse.

 

Récepteur PRR : récepteurs membranaires ou intra-cytoplasmiques propres aux cellules de l’immunité innée. Les récepteurs PRR (pour Pattern Recognition Receptors) leur donnent la capacité de reconnaître la majorité des microorganismes. Cette reconnaissance est globale. On reconnaît l’appartenance à un groupe de microorganismes).

Chapitre 2 : L’immunité adaptative.

Anticorps : molécule sécrétée par les plasmocytes et se liant spécifiquement à l’antigène.

 

Antigène : molécule ou fragment de molécule pouvant déclencher une réaction immunitaire adaptative.

 

Cellule présentatrice d’antigène : cellule de l’immunité innée capable de reconnaître et capter efficacement les agents pathogènes. Après phagocytose, elle « expose » un peptide de l’Ag sur son CMH membranaire. Elle participe ainsi à la mise en place de la réaction immunitaire adaptative en recrutant les LT compétents.

 

Clone : population de cellules qui provient d’un précurseur cellulaire unique.

 

Immunité adaptative : immunité qui fait appel à la reconnaissance précise de l’Ag. Cette immunité s’acquière tout au long de la vie et s’adapte à l’environnement microbien de l’organisme.

 

Interleukine 2  (IL-2) : protéine produite par les LTa suite à leur activation. Elle est impliquée dans la multiplication et la différenciation des lymphocytes B et T.

 

Lymphocyte B : leucocyte capable de se lier aux antigènes extracellulaires grâce à ses anticorps membranaires et de se différencier en cellules sécrétrices d’anticorps (plasmocytes).

 

Lymphocyte mémoire : lymphocytes à longue durée de vie spécifique d’un antigène produit lors d’une réponse adaptative. Lors d’une nouvelle rencontre avec l’Ag, il se différencie plus efficacement en cellule effectrice qu’un lymphocyte naïf.

 

Lymphocyte T CD4 : lymphocyte possédant un récepteur T spécifique, se transformant en LTa après activation.

 

Lymphocyte T CD8 : lymphocyte possédant un récepteur T spécifique, se transformant en LTc après activation.

 

Plasmocyte : lymphocyte B différencié en cellule sécrétrice d’Ac.

 

Récepteur T : protéine membranaire des LT qui se lie spécifiquement à un Ag associé aux molécules du CMH. Chaque LT ne produit qu’un seul type de récepteur T dont il existe une très grande diversité ; il ne peut donc être activé que par un Ag donné.

 

Répertoire immunitaire : ensemble des clones immunocompétents de LB et de LT présents dans l’organisme. Chaque clone ne reconnaissant qu’un Ag, le répertoire immunitaire désigne par extension la diversité des Ag susceptibles d’être reconnus par un organisme donné.

Chapitre 3 : Le phénotype immunitaire au cours de la vie.

Adjuvant : substance augmentant le pouvoir immunogène des antigènes contenus dans un vaccin.

 

Lymphocyte mémoire : lymphocyte à longuedurée de vie spécifique d’un antigène produit lors d’une réponse adaptative. Lors d’une nouvelle rencontre avec l’antigène, il se différencie plus efficacement en cellule effectrice qu’un lymphocyte naïf.

 

Lymphocyte naïf : lymphocyte (B ou T) qui n’a jamais rencontré son antigène spécifique.

 

Phénotype immunitaire : ensemble des caractéristiques de reconnaissance spécifique que possède le système immunitaire à un moment donné de l’existence d’un individu. Il résulte de l’interaction entre le génotype immunitaire et l’environnement, et il peut être modifié par la vaccination.

 

Réponse immunitaire primaire : réponse du système immunitaire face à un agent pathogène qu’il n’a jamais rencontré. Le temps de latence entre l’infection et la réponse primaire est en général d’une dizaine de jour.

 

Réponse immunitaire secondaire : réponse adaptative produite par l’organisme lors d’un contact avec un antigène qu’il a déjà rencontré. Elle fait intervenir la mémoire immunitaire et est plus efficace et plus rapide que la réponse primaire.

 

Vaccin : préparation contenant un agent pathogène rendu inoffensif ou certain de ses antigènes, capable de déclencher une réaction immunitaire.

Date de dernière mise à jour : 17/04/2017

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