Correction du 3BTP4.

Etude des conséquences d’un AVC.

Stratégie :

On veut savoir si Mr T va pouvoir poursuivre son métier d’écrivain. Pour cela il faut déterminer la position et l’étendue de la lesion suite à l’AVC en observant une IRM anatomique chez Mr T.

Il faut ensuite déterminer la position de l’aire VWFA ainsi que l’aire de la motricité pour la main gauche grâce à des IRMf.

En comparant ces IRMf avec l’IRM anatomique de Mr T, on pourra vérifier si l’aire de la motricité ou l’aire VWFA sont touchées par l’AVC.

Si l’une des deux aires est touchée alors Mr T ne pourra plus écrire.

La lésion de Mr T se situe au niveau de la zone active au cours du mouvement de la main gauche. Mr T ne peut donc plus écrire.

L’aire de la motricité se trouve dans le lobe frontal, contre le sillon central.

Plasticité cérébrale et facultés de récupération motrice.

On constate qu’après leur AVC, les patients récupèrent progressivement leur force motrice au cours du temps. On passe ainsi de 60 % après 2 jours à 75 % après 10 jours. Les IRMf des patients présentent des modifications des cartes motrices de la main droite (par rapport à une absence de modification pour la main gauche non affectée). On constate une extension des zones corticales mobilisées et en particulier le recrutement de zones situées au sein de l’hémisphère opposé. Ce phénomène témoigne de la plasticité du cortex moteur.

Suite à une greffe des deux mains, on constate chez le patient un décalage vers le haut des cartes motrices de la main gauche et de la main droite. On peut penser que l’amputation des deux mains avait modifié les cartes motrices en les décalant vers le bas, et que la greffe a restauré les cartes motrices originales. Il s’agit là encore d’un témoignage de la plasticité cérébrale du cortex moteur.

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