Correction du 3ATP4

Les débuts de la vaccination.

Dès le XIe siècle, les chinois pratiquaient la variolisation par voie nasale : il s'agissait d'inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la maladie en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade.

Jenner utilise le pus de pustules provoquées par la forme bovine de la variole (bénigne chez l’Homme) qu’il inocule au niveau de la peau.

Lors de la vaccination, on met en contact l’organisme avec un agent pathogène non virulent. L’organisme « s’habitue » à cet agent pathogène et peut alors lutter contre une version virulente de l’agent pathogène.

Reproduire un phénomène naturel.

La réponse immunitaire primaire est lente à se mettre en place. Elle est de faible amplitude.

La réponse immunitaire secondaire est rapide et de forte amplitude.  Elle a une efficacité renforcée.

Lors de la réponse immunitaire primaire il y a production de cellules mémoires parmi les LT et LB sélectionnés. Ces cellules mémoire ont une longue durée de vie et sont prêtes plus rapidement pour combattre l’agent pathogène.

Lors de la vaccination, on met en présence le système immunitaire avec un agent pathogène afin que le système immunitaire « apprenne » à reconnaître cet agent pathogène. Le système immunitaire produit alors des cellules mémoire qui sont capables de réagir rapidement lors d’une nouvelle rencontre avec l’agent pathogène. Pour rendre cette mémoire vraiment efficace, on pratique plusieurs injections et des rappels sont possibles à des intervalles réguliers. Lorsque l’on vaccine à grande échelle, on immunise toute une population ce qui diminue l’apparition de la maladie au sein de cette population, jusqu’à éliminer cette maladie.

Produire un vaccin efficace.

Les adjuvants permettent de provoquer une réaction inflammatoire qui va préparer la réaction immunitaire adaptative et de produire plus d’anticorps.

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