Correction du 2TD1.

Cas de Soultz sous Forêt.

Le flux géothermique est le plus fort dans le Massif central, les Vosges mais surtout dans le fossé rhénan.

La région de Soultz-sous-Forêts est caractérisée par la présence de deux failles normales parallèles, séparant les Vosges de la Forêt Noire. Entre les deux failles il y a présence volcans. Le remplissage sédimentaire indique qu’il s’agit d’un fossé d’effondrement.

La coupe géologique montre que le fossé rhénan est fracturé par de nombreuses failles normales qui indiquent un contexte en divergence. De plus, le magma donnant naissance au Keiserstuhl indique une remontée de matériel mantellique. Le fossé rhénan se situe entre deux massifs granitiques qui sont des morceaux de croûte continentale. La région de Soultz-sous-Forêts est une zone de rift.

Au niveau de Soultz-sous-Forêts, le Moho a une profondeur de 26 km. Il y a donc une remontée de l’asthénosphère, c’est-à-dire de matériel chaud. Ceci explique un flux géothermique élevé.

 

Cas de Bouillante.

La ville de Bouillante se situe sur des coulées volcaniques, L’île de la Guadeloupe est le siège d’une activité volcanique intense.

Mise en évidence de la morphologie du plancher océanique autour de la Guadeloupe (une fosse océanique à l’est de la carte et un chapelet d’îles à l’ouest de cette fosse.) Ce document laisse supposer la présence d’une zone de convergence entre deux plaques tectoniques au niveau d’une zone de subduction traduite par la fosse. Le chapelet d’île se situerait à l’aplomb de cette fosse.

Mise en évidence du plongement d’une lithosphère froide en profondeur au niveau des zones de subduction. Localement on observe un plongement des isothermes. Toutefois sous l’arc insulaire à l’aplomb du plongement de la croute on observe une remontée de ces isothermes. Le gradient thermique doit donc être plus élevé au niveau de ces îles.

La Guadeloupe est une île volcanique au niveau d’un arc insulaire développé à l’aplomb d’une zone de subduction. La présence du volcanisme provoque un flux thermique plus fort permet l’implantation d’une centrale géothermique.

On observe à l’aplomb des zones de subduction le développement d’un arc insulaire d’origine volcanique ce qui provoque une remontée des isothermes.

C’est le cas en Guadeloupe qui est donc une région propice à l’exploitation de la géothermie. Même si le plongement de la croute froide et dense au niveau de la fosse diminue localement le gradient géothermique.

Cas de l'Islande.

L’Islande se trouve à l’aplomb de la dorsale médio-atlantique. Le flux géothermique y est compris entre 85 et 120 mW.m-² (moyenne est de 65 mW.m-²).

On observe des volcans répartis le long de grandes failles normales parallèles. De part et d’autre de ce système de failles, les roches volcaniques sont symétriques et sont de plus en plus vieilles plus on s’éloigne de la zone. Il s’agit de la dorsale médio-atlantique.

Il existe quelques volcans en dehors de cette zone de dorsale.

La tomographie nous montre une zone chaude près de la surface au niveau de la dorsale. De plus, un panache mantellique remonte de la couche D’’ jusqu’à la surface. C’est la signature thermique de points chauds intraplaque, qui correspondent aux volcans en dehors de la dorsale.

Les remontées mantelliques au niveau de la dorsale et au niveau des points chauds explique le flux géothermique élevé en Islande. Ce flux géothermique permet l’installation de centrales thermiques.

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