Correction du Bac blanc n°1.

Partie 1 : Synthèse. Extrait du sujet de Pondichéry session 2017

Ophiolites et chaînes de montagnes

Eléments de correction.

 

Critères

Indicateurs

Démarche

Problématique : Quel est le scénario qui permet d’expliquer la présence des ophiolites au sein de la chaîne des Alpes ?

Réponse :

Les indices pétrographiques et tectoniques permettent d’expliquer la formation des Alpes et donc la présence des ophiolites au sein de cette chaîne de montagnes :

  • Une période d’expansion océanique met en place un plancher océanique ;
  • L’océan disparaît par subduction ;
  • La collision entre deux croûtes continentales charrie au sein de la chaîne les lambeaux de croûte océanique qui deviennent les ophiolites.

Schémas de chaque étape.

Eléments scientifiques

  • Ophiolites = ensemble de roches constitué de basalte, gabbro et péridotite. C’est un plancher océanique.
  • Leur présence atteste de l’existence d’un océan avant la mise en place des Alpes.
  • L’existence d’anciennes marges passives prouve aussi la présence de cet océan alpin.
  • Les roches métamorphiques comme des métagabbros à glaucophane et des éclogites montrent que l’océan a disparu par subduction.
  • Les indices tectoniques comme les plis, les failles inverses et les nappes de charriage prouvent qu’il y a eu collision entre deux croûtes continentales.
  • Cette collision provoque un raccourcissement horizontal.

Partie 2 – Exercice 1. Extrait du sujet de Polynésie session 2017.

1- Le premier croisement (DOCUMENT 2) permet de conclure que :
a) l’allèle b+ est dominant par rapport à l’allèle b- et que l’allèle vg+ est dominant par rapport à l’allèle vg- ;
b) l’allèle b+ est récessif par rapport à l’allèle b- et que l’allèle vg+ est récessif par rapport à l’allèle vg- ;
c) les gènes codant la couleur du corps et la longueur des ailes sont portés par le même chromosome ;
d) les gènes codant la couleur du corps et la longueur des ailes sont portés par des chromosomes différents.

 

2- Les drosophiles obtenues en F1 sont :
a) homozygotes pour les deux gènes considérés ;
b) hétérozygotes pour les deux gènes considérés ;
c) homozygotes pour le gène codant la couleur du corps et hétérozygotes pour le gène codant la longueur des ailes ;
d) homozygotes pour le gène codant la longueur des ailes et hétérozygotes pour le gène codant la couleur du corps.

 

3- A l’issue du second croisement (DOCUMENT 3), les proportions des phénotypes encadrés s’expliquent par :
a) un brassage génétique interchromosomique lors des méioses parentales ;
b) un brassage génétique intrachromosomique lors des méioses parentales ;
c) l’absence totale de crossing-over lors des méioses parentales ;
d) des duplications géniques lors des méioses parentales.

2ème PARTIE – Exercice 2 (Enseignement Obligatoire). Extrait du sujet de Pondichéry session 2017.

Une nouvelle espèce d’hominidé : l’Homo naledi

Correction.

 

 

Caractères d’Homo naledi se rapprochant du genre

Australopithecus

Caractères d’Homo naledi se rapprochant du genre Homo

 

Tête

Bourrelet sus-orbitaire développé : ce caractère primitif apparait chez tous les Primates hormis l’Homo sapiens

Inclinaison de la face montrant un

fort prognathisme

 

 

Organisation de l’épaule

Articulation de l’épaule orientée vers le haut

 

 

Organisation

de la main

Première phalange des doigts incurvée

Os formant le poignet et la paume de forme évoluée adaptés à la manipulation d’outils

 

Doc 1

 

Le diamètre de la molaire de Homo naledi est plus proche de celle du genre

Homo que du genre Australopithèque

(A). En effet, elle mesure entre 11,5 et

12,5 mm alors que celle des A. est au-dessus de 13 mm.

 

Doc 2

Le volume endocrânien de Homo

nadeli est compris entre 450 et 550 mL, ce qui est très voisin de celui des Australopithèques. Alors que le volume endocrânien des espèces Homo est supérieur à 550 mL jusqu’à 1300 mL.

 

 

Doc 3a

La forme du fémur est très proche de celle de Australopithecus. La taille du col du fémur longue est identique, alors qu’elle est plus courte chez Homo sapiens. De même, la tête du fémur est de forme et de taille similaire à celle d’Australopithecus. Celle de Homo sapiens est plus grosse et plus élargie.

 

 

Doc 3b

La longueur maximale du tibia est d’environ 325 mm ce qui pourrait correspondre à un tibia d’Australopithèque (compris entre 225 et 350 mm) ou à celle d’un genre Homo, qui pour les 2 espèces Homo sapiens ou erectus ont des tailles de tibia supérieur à 300 mm.

Doc 4

 

Son pied possède 5 doigts sans pouce opposable, ce qui est identique à Homo sapiens. Le gorille, comme Australopithecus, a un pouce opposable au pied.

La taille des tarsiens chez Homo naledi est plus petite que chez Homo sapiens (moins de 1/2 de la longueur du pied) mais plus grande que chez le gorille ou l’Australopithèque.

De plus, la dernière phalange du pouce est plus large chez ces 2 espèces d’Homo que chez le gorille ou l’Australopithèque.

 

Doc 5

 

L’arcade dentaire de la mandibule inférieure de Homo naledi a une forme en V à l’envers, alors que celle du Chimpanzé ou de l’Australopithèque a une forme en U à l’envers. Les dents sont sur des lignes parallèles chez l’Australopithèque, alors qu’elles sont positionnées sur des lignes divergentes chez les 2 espèces Homo. Cependant le degré de divergence est un peu plus faible chez Homo naledi.

 

 

Eléments de correction.

 

Critères

Indicateurs

Démarche

Problématique : L’Homo naledi est-il un Australopithèque ou un représentant du genre Homo ?

Remplissage du tableau fourni.

Réponse :

La position systématique d’Homo naledi est encore discutée parce qu’il semble qu’il soit un mélange de caractères des Australopithèques et de caractères du genre Homo. Cela est d’autant plus vrai que l’on n’a pas la position de son trou occipital ni de datation.

Eléments scientifiques issus des documents

Tableau :

  • Arcade sus-orbitaire à l’état primitif.
  • Prognatisme important = état primitif.
  • Première phalange incurvée = état primitif.
  • Main adaptée à l’utilisation d’outils = état dérivé.

 

Document 1 :

  • Taille première molaire petite = caractère dérivé.

 

Document 2 :

  • Volume endocrânien petit = caractère primitif.

 

Tableau + document 1 + document 2 :

  • Crâne = patchwork de caractères ancestraux et de caractères dérivés donc difficile de rapprocher des Australopithèques ou du genre Homo.

 

Document 3a :

  • Col du fémur long = caractère primitif.
  • Tête du fémur petite et étroite = caractère primitif.

 

Document 3b :

  • La longueur du tibia correspond aussi bien à celle d’un fémur d’Australopithèque qu’à celle d’un fémur d’Homo.

 

Document 4 :

  • Pied sans pouce opposable = caractère dérivé.
  • Tarsiens de taille intermédiaire.
  • Dernière phalange du pouce large = caractère dérivé.

 

Documents 3 et 4 :

  • Forme du pied : non adapté au grimpé arboricole mais apte à la course.
  • Forme du fémur : bipédie peu perfectionnée.

 

Document 5 :

  • Arcade dentaire en V = caractère dérivé.
  • Dents sur lignes divergentes = caractère dérivé, intermédiaire.

 

Document 6 :

  • Pas de datation pour Homo naledi.
  • Si avant 2,5 Ma, alors Australopithèque.
  • Si après 2 Ma alors Homo.

 

Eléments scientifiques issus des connaissances

  • Une capacité crânienne importante, une bipédie affirmée, une réduction de la face, une aptitude à utiliser des outils sont des caractères d’appartenance au genre Homo.
  • La lignée humaine a un caractère buissonnant.

 

 

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