Correction du 2TD2.

L’origine des océans semble être extra-terrestre. L’eau aurait été apportée par des objets célestes tels les comètes, les astéroïdes ou météorites lors du phénomène d’accrétion (la signature isotopique de l’eau des océans et de l’eau des météorites est très proche). C’est le refroidissement de la Terre qui aurait permis, assez rapidement (150 Ma après la formation de la Terre), la condensation de l’eau.

Une fois les océans formés, le CO2 de l’air a diffusé dans l’eau (ceci d’autant plus que la température diminuait). Sa concentration a donc diminué progressivement à mesure que la solubilisation augmentait.

 

Les roches sédimentaires très anciennes de Baberton (- 3,5 Ga) montrent l’existence à cette époque de la présence d’eau liquide, de l’existence de phénomène d’érosion et de transport (les galets sont bien ronds, ils ont été transportés par l’eau). La température de la Terre était donc compatible avec cet état liquide. Comme l’ensoleillement était plus faible à l’époque, il faut donc admettre que l’effet de serre était plus élevé, ce qui revient à dire que le taux de CO2 devait encore être très important (paradoxe du « soleil froid »). Cependant, la présence de traces glaciaires vers – 2 ,5 Ga semble indiquer que le taux de CO2 a bien diminué par la suite pour permettre l’instauration de conditions climatiques beaucoup plus froides.

 

Depuis – 600 Ma, le taux de CO2 atmosphérique a considérablement diminué, il a été divisé globalement par 15. Néanmoins, selon les périodes géologiques, ce taux a varié. Certaines périodes sont même marquées par des hausses de sa concentration (ère Mésozoïque). Une baisse du taux de CO2 est particulièrement notable (- 400 Ma), elle correspond à la colonisation du milieu aérien par les végétaux.

 

La chute du taux de CO2 a aussi pour cause la photosynthèse, la colonisation du milieu aérien par les végétaux et le piégeage de la matière organique ainsi produite.

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