Correction du 2TD1.

L’hélium est un gaz très léger qui a tendance à s’échapper facilement de l’atmosphère vers l’espace. Pourtant, dans l’air, il y a de l’hélium. En mesurant la teneur en hélium au-dessus des dorsales océaniques, on a montré que l’activité volcanique produit de l’hélium. Par ailleurs, l’argon présent dans l’atmosphère est principalement formé par désintégration radioactive du 40K, la demi-vie de cet élément étant très longue ; il faut donc envisager que c’est un phénomène d’enrichissement progressif de l’air en argon qui a permis d’atteindre les taux actuels.

Hélium et argon contribuent donc à faire penser que l’atmosphère résulte du dégazage continu du manteau par volcanisme depuis la formation de la Terre par accrétion puis différenciation. Cependant, les analyses de concentration des isotopes du xénon montrent que le dégazage a été intense les 150 premiers Ma. Il s’est ensuite poursuivi lentement mais de manière continue.

 

Le dégazage des météorites de type chondrite, dont on pense qu’elles sont représentatives de la composition moyenne du système solaire (et donc de la Terre primitive), donne des composés chimiques identiques et dans des concentrations proches de ce que l’on peut trouver dans les émissions volcaniques. On pense donc que, lorsque les enveloppes terrestres se sont formées par différenciation, le dégazage précoce du manteau a conduit à la formation d’une atmosphère très réductrice, riche en CO2, en N2, SO2 et en eau.

 

On peut reconstituer la composition initiale de l’atmosphère terrestre en étudiant les gaz émis par les volcans ou en provoquant le dégazage de certaines météorites représentative du système solaire primitif. En effet, on peut prouver par l’analyse de gaz rares que l’atmosphère s’est formée par un dégazage précoce du manteau terrestre qui se poursuit toujours via les manifestations volcaniques. L’atmosphère primitive de notre planète était dépourvue d’O2 et riche en CO2

 

 

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